Mayotte
26/02/2010
Par Emmanuel TUSEVO-DIASAMVU
ENVIRONNEMENT. Un trafic de tortues démantelé
Une nouvelle fois, un trafic de tortues a été démantelé par la Brigade nature de Mayotte. Les reptiles seront rapatriés samedi à Madagascar.
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MAYOTTE. Trafic de tortue
Une nouvelle fois, un trafic de tortues a été démantelé par la Brigade nature de Mayotte. Les reptiles seront rapatriés samedi à Madagascar.
Tortues pyxis arachnoïdes © DR
La Brigade nature de Mayotte s’apprête à rapatrier samedi à Madagascar, une
douzaine de tortues « pyxis arachnoïdes », en français « tortues
araignées » saisies en septembre 2009 par les services des douanes du port
de Longoni au nord de l’île. Un matelot d’un cargo porte-container, en
provenance de Madagascar, tentait de les faire rentrer à Mayotte pour les
vendre en France ou dans d’autres pays d’Europe.
Espèces
protégées
Ces
tortues terrestres de Madagascar sont protégées par la Convention de
Washington du 3 mars 1973 sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Elle
réglemente le commerce des espèces menacées. « Cette convention liste toutes les
espèces menacées en 3 annexes, de l’annexe 1 à l’annexe 3, des plus menacées
aux moins menacées. Ces tortues Pyxis arachnoïdes font partie des espèces
les plus menacées de l’annexe 1 de cette convention » indique Jean Mehn, chef de la Brigade nature de Mayotte.
Il précise également que le matelot malgache, mis en cause dans ce trafic, a fait l’objet d’une procédure douanière et à la police de l’environnement pour importation de marchandises illégales, pour infraction à la Convention de Washington et aussi pour importation d’une espèce exogène à Mayotte, puisque l’importation de toute espèce de faune sauvage non représentée à Mayotte est interdite aussi.
Trafic
Le
matelot incriminé a écopé pour l’ instant d’une amende. Un précédent trafic de
tortues rares venues de Madagascar avait été enrayé en janvier 2007 à Mayotte.
Un acheteur venu de Corse, île française de la Méditerranée, et muni
de faux papiers d’importation espérait ramener en Europe 10 tortues,
quatre adultes et six bébés, dites « à éperon » ou « à soc », protégées aussi
par la Convention de Washington.
La valeur de ces derniers animaux était estimée à environ 300.000 euros. En 2007, il n’en restait plus que 400 exemplaires dans le monde, dont la majorité à Madagascar, dans la région de Magunda, dans le nord de la grande île. Ces 10 tortues du nom scientifique de « Geo Chelone Yniphora » avaient été rapatriées à Madagascar sous la surveillance du procureur de la république Guy Jean, à l’époque.
